Le propriétaire d’un restaurant incendié clame son désarroi – La Casa Luna

Le propriétaire d’un restaurant incendié clame son désarroi

Lausanne: « La Vaudaire », en plein cœur du parc Bourget, à Lausanne, a brûlé il y a plus de trois mois. Depuis lors, rien ne bouge.

Par Federico Camponovo
11.09.2013
Entre le siège du Comité international olympique et les rives du lac, à Vidy, « La Vaudaire » a été la proie des flammes dans la nuit de samedi à dimanche 1er et 2 juin derniers. Dès le lendemain, la police judiciaire met en route l’enquête. Le bâtiment n’est pas détruit, mais il a fortement souffert. Dans l’intervalle, le propriétaire de l’établissement se démène avec les assurances afin de sauver, après un printemps exécrable, une partie de l’activité estivale du restaurant.
Christian Hirt, dentiste français retraité à Préverenges depuis huit ans et qui, désormais, a pris la nationalité suisse, a acheté « La Vaudaire » en juillet 2011. Pendant un an et demi, il l’a entièrement rénové. Pourtant, alors que les plans de reconstruction prennent forme, les assurances lui font savoir qu’elles suspendent leur intervention dans l’attente des conclusions de l’enquête pénale.

Licenciements en série
«Du coup, depuis plus de trois mois, je ne fais qu’attendre et payer. J’ai dû licencier deux serveurs fin juillet, faute de pouvoir continuer à leur verser un salaire, et je me vois contraint d’en faire de même avec le troisième serveur, ainsi que le cuisinier, à la fin du mois de septembre, déplore Christian Hirt. J’ai été interrogé par la police en tant que témoin susceptible de donner des renseignements, mais je ne sais plus rien sur l’état d’avancement du dossier. Et finalement, je me demande si je ne suis pas considéré comme suspect…».
La police lausannoise, que nous avons contactée à plusieurs reprises, se contente de répondre que l’enquête suit son cours. Xavier Christe, procureur de l’arrondissement de La Côte, admet pour sa part qu’il n’a toujours pas entendu Christian Hirt mais réfute l’idée que le dossier est négligé: «Si M. Hirt était considéré comme suspect, je l’aurais évidemment déjà convoqué. J’ai 200 procédures en cours, je dois notamment déterminer la nature de l’incendie, intentionnel ou dû à la négligence, et tout cela prend du temps.»

(24 heures)

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